C'est grande Liesse aujourd'hui, le peuple accourt
de tout le voisinage pour participer aux réjouissances.
Musiciens et troubadours vous font vibrer au son de
leurs instruments, jongleurs et cracheurs de feu
suscitent l'enthousiasme. La ville tout entière
frémit à l'unisson des notes médiévales.
Les badauds s'attroupent, car voici qu'arrive,
toutes bannières déployées, la noblesse en ses plus
beaux atours. Tous arnachés d'armes et d'armures,
les mercenaires hurlent à la guerre et au pillage.
Leurs clameurs font trembler les bourgeois du lieu.
Bateleurs et musiciens déploient leurs talents tandis
que gueuses et paysans, ribaudes et manants suivent
en grand désordre.
Des mercenaires farauds font démonstration de leur
habileté au maniement des armes pendant que plus loin,
des enfants réjouis s'initient au combat à l'épée ...
en bois.
Les odeurs de cuisson agacent les estomacs, tandis
que les gosiers trop secs trouvent leur contentement
aux échoppes. On rit, on s'amuse, certains esprits
s'échauffent.
Cette mendiante trop jolie, là, ne l'a-t-on pas vue
courrir au cimetière, de nuit, à la pleine lune?
Quant à ces routiers, là-bas, ils ont décidément trop
bu. La garde va-t-elle intervenir?